
L'importance
de l'École de la foi
L’École Jacques Loew de la foi : apprendre à croire sans maîtres, à partir des Évangiles seuls.
L’École de la foi n’est pas née d’un programme pastoral ni d’une réforme institutionnelle. Elle est née d’un déplacement intérieur radical : celui qui conduit à remettre l’Évangile au cœur de notre existence et tout le reste à sa juste place. Elle prolonge, sans l’enfermer, l’intuition fondamentale de Jacques Loew : la foi ne se transmet pas par le haut, elle se partage à hauteur d’homme.
Une École sans murs, sans grades, sans clercs dominants
Parler d’« école » peut tromper. Il ne s’agit pas d’une formation, encore moins d’un catéchisme modernisé. L’École de la foi Jacques Loew est un espace de respiration spirituelle où chacun vient avec sa vie, son histoire, ses blessures et ses résistances.
Là, il n’y a pas de professeur, pas de théologiens. Notre enseignant, c’est le Seigneur Jésus, et lui seul. C’est un travail d’équipe. Celui ou celle qui anime une équipe veille à ce que la Parole circule, que le texte soit respecté et que personne ne s’en empare comme d’un pouvoir.
La disposition est horizontale. On s’assoit en cercle, symbole discret mais décisif : personne n’est au-dessus, personne n’est en dessous. L’autorité n’est pas supprimée, mais elle appartient uniquement au texte évangélique lui-même et à la conscience de chacun qui le reçoit.
Les Évangiles comme unique fondation
Le choix est volontairement radical : l’École de la foi se fonde uniquement sur les Évangiles. Pas de traités moraux, pas de doctrine, pas de commentaires magistériels imposés. Non par rejet systématique de la tradition, mais pour retrouver la source vive, avant l’accumulation des interprétations, des prescriptions et des cadres normatifs qui ont peu à peu recouvert la parole évangélique.
Lire l’Évangile ainsi, c’est accepter qu’il dérange. Qu’il ne conforte pas toujours. Qu’il ne serve ni à justifier un ordre établi ni à sanctifier des hiérarchies. Notre Seigneur Jésus y apparaît tel qu’il est : libre, itinérant, sans pouvoir institutionnel, parlant à tous, et d’abord aux invisibles, aux hors-normes, aux laissés-pour-compte.
Notre Seigneur Jésus choisit, dans un premier temps, douze apôtres qui appartenaient aux classes populaires rurales de Galilée, région marginale, peu considérée par les élites de Jérusalem. Beaucoup l'ont oublié.
Plusieurs sont des pêcheurs, comme Pierre, André, Jacques et Jean : un métier pénible et instable. Il y avait aussi un publicain, un homme chargé des affaires publiques, principalement des impôts. Matthieu (ou Lévi), collecteur d’impôts, était à la solde de Rome. Les publicains étaient des gens aisés, soupçonnés par le peuple de corruption.
Puis il y avait un apôtre intéressant : Simon le Zélote. Nous savons que les zélotes formaient un courant révolutionnaire très politique, farouchement opposé à l’Empire romain. Ils prônaient la résistance, parfois violente, au nom de la fidélité à Dieu.
Quant aux autres apôtres… Philippe, Barthélemy, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Thaddée et Judas… leurs métiers sont inconnus, probablement des artisans ou des ouvriers en milieu rural. Précisons que, parmi les apôtres, il n’y avait aucun prêtre, aucun théologien, aucun notable, aucun membre de l’élite religieuse de Jérusalem. Pour notre Seigneur Jésus, c’est un choix assumé, profondément antiélitiste.
L’Évangile, une lecture personnelle ou en équipe
L’École de la foi repose sur une tension féconde : la lecture personnelle ou la lecture en équipe. Individuellement, chacun est invité à fréquenter le texte lentement, sans chercher à comprendre immédiatement. Il s’agit d’habiter la Parole, de la laisser résonner dans sa propre vie.
En équipe, la lecture devient partage : non pas un débat d’idées, mais une mise en commun de nos expériences. On ne demande pas : « Qu’est-ce que ce texte veut dire ? », mais plutôt : « Qu’est-ce qu’il fait en moi ? » Cette méthode empêche toute confiscation du sens : le plus savant n’a pas plus de poids que le plus simple. La parole de celui qui doute vaut autant que celle de celui qui croit encore.
Une foi désinstitutionnalisée mais incarnée
L’importance de l’École de la foi tient précisément à ce qu’elle désinstitutionnalise la foi sans la dissoudre. Elle ne propose pas une spiritualité hors sol ni une religion privée repliée sur l’intime. Au contraire, la fréquentation directe de l’Évangile conduit inévitablement au réel : au travail, aux relations, aux engagements, aux injustices concrètes.
La foi ainsi vécue ne s’abrite pas derrière des structures protectrices ; elle devient une exposition, un risque, une responsabilité personnelle. Chacun répond pour soi, sans se réfugier derrière « L’Église dit » ou « l’autorité enseigne ».
L’École de la foi Jacques Loew ne prétend pas refonder l’Église. Elle rappelle simplement qu’avant d’être une institution, elle fut un chemin partagé. Ce qui s’y vit esquisse une manière d’être ensemble : non verticale, non cléricale, non normative, mais fragile et profondément évangélique.
